lundi 28 mai 2018

Sauvés !

Cela fait donc désormais plus de cinq mois que nous sommes en Argentine, et d'une façon générale, tout va bien pour le moment.



Tout le monde, j'imagine, se fait toute une histoire à l'idée de changer de pays pour vivre.
Il y a évidement et heureusement une attirance pour aller voir ailleurs, et dans notre cas nous vivons un choix, pas une migration subie.
Chaque destination, quelle qu'elle soit, a cependant sa réputation, mélange de récits de voyageurs, de fantasmes, d'informations parcellaires, d'articles médiatiques préfabriqués et ce genre de choses. Même si je ne le montrais pas, je m'inquiétais un peu avant notre départ, car même en compagnie de Maria, même si je connaissais déjà un tout petit peu Buenos Aires, l'Argentine et l'Amérique du Sud, je trimballe mon lot de préjugés.
Réputation de violence, de crise, surtout économique, de gens un peu barjes, que sais-je encore...

Et bien évidement, la réalité est toute autre une fois qu'on est dans le bain.

Bon, cela n'empêche pas mes petits commentaires parfois débiles qui peuvent énerver au plus haut point Maria. Des situations ou des habitudes me surprennent encore souvent.
Pourtant j'ai déjà l'impression d'être ici depuis longtemps, presque comme si javais toujours vécu à Buenos Aires. Cela n'a pas vraiment de sens, je ne connais rien de la culture argentine, j'ai encore des difficultés avec l'espagnol, mais je ne m'étonne déjà plus d'aller chez le traiteur taïwanais le midi, de me faire dégouliner de la graisse sur les mains en mangeant un choripan au chimichurri au bord du rio, d'aller faire un tour dans un des multiples immenses parcs de Buenos Aires.

La France ne me manque pas, c'est étonnant.
La preuve ? Depuis que je suis là, je n'en ai pas cherché !

Certes, j'ai bien quelques flashs à l'occasion, il nous arrive d'en parler avec Maria, mais jamais nous nous sommes bougés pour savoir où en trouver, c'est dire.
Nous sommes forts, des choses aussi basses ne peuvent pas nous atteindre, nous avons mieux à penser.
Bon, peut-être un jour Maria, ou moi va savoir, a évoqué l'idée que nous pourrions nous en procurer pour marquer une bonne occasion, mon anniversaire ou un truc comme ça, mais c'était plus pour se défaire de l'idée que de l'entretenir.

Car en fait, on s'en fout !!

Et d'ailleurs, même si c'est un plaisir d'en partager parfois sans limite avec les potes, même si Maria en garde un souvenir ému lors d'une certaine fête en Ardèche (merci Jordan !), cela n'a jamais été une consommation problématique, donc ce n'est vraiment pas un souci, tout ceci ne nous concerne pas !

Le choc n'en a donc été qu'encore plus grand ce dimanche, lors d'une petite balade à la feria de San Telmo.



Finalement, il y en a à Buenos Aires, oui du vrai, du pastis bien de chez nous !!!
Fan qu'il était bon, sur le coup de midi, avec un joli soleil d'automne...

Ils sont cons les français à l'étranger.

Comme je vous aime bien, quelques photos en vrac de cette belle ville qui est en train de me conquérir.
La bise à tous !


PS : mauvaise nouvelle pour moi, ou bien bonne nouvelle pour vous, je ne vais finalement pas venir en juillet en France, trop compliqué pour essentiellement des raisons de frics. Grrr !











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