jeudi 29 novembre 2012

Le jour J ?

Buenos dias !

Je prends le temps ce matin de me fendre d'une petite bafouille, avant de me rendre chez Honda où j'espère pouv... on verra bien !

Mon retour de Huaraz vers Lima fut somptueux, j'ai bien fait de prendre un bus de jour pour rattraper mon aller de nuit. Une superbe et longue, très longue descente depuis les neiges éternelles, en passant par un col à 4100 m, jusqu'au désert de la côte pacifique...

Quelques photos seront plus explicites.



  

La suite a été plus décevante.

Première blague, les papiers de la moto n'étaient pas prêts ! Erreur entre mon nom et mes prénoms... A la décharge de l'administration, les péruviens ont tous deux ou trois prénoms et deux noms de familles, et moi un nom de famille en deux mots et trois prénoms, il y a juste eu un petit mélange. Aller hop, cinq jours ouvrables de rab ! En même temps, le délai annoncé depuis le début était de deux à trois semaines, nous n'en étions qu'à deux.

Ayant digéré l'affaire, je décide de m'occuper des accessoires et de l'assurance, et comme ma compréhension de l'espagnol est encore vraiment limite, je ne peux rien faire par téléphone et gère donc tout par taxi. Trois jours à courir dans cette ville vraiment immense, mais cela fait aussi partie de l'aventure. Par contre, le résultat des courses a été plutôt nul, le réservoir d'essence n'est finalement pas adaptable, impossible de trouver un pare-brise et il n'existe pas d'assurance internationale (allez expliquer avec les mains que vous voulez une assurance internationale au tiers plus le vol !!!), il va donc me falloir prendre un contrat à chaque frontière.
Tout n'a pas été négatif pour autant. D'abord parce que j'ai pris du plaisir à ces démarches, et aussi parce que j'ai meublé les temps morts en dessinant mes premières impressions sur le Pérou...


Et mardi, me disant que cela ne servait plus à rien de lutter dans le vide et de ronger mon frein (ah ah !), je suis parti faire mon touriste de base à Paracas, aux environs de Pisco, à deux ou trois cent kilomètres au sud de Lima.
Une ballade en bateau aux iles Ballestas, des centaines de milliers d'oiseaux, des pingouins, des lions de mer et ... des touristes, mais c'était supportable. Et surtout un tour dans la réserve de Paracas, à six dans un minibus sans suspension roulant à fond sur les pistes défoncées du désert, du grand n'importe quoi !

Mais quelle beauté, quel émerveillement ! J'ai toujours su que j'aimais le désert, et je sais déjà que je vais revenir dans cette réserve en moto, puisqu'on peut y entrer en solo.




Voila, si je veux retourner là-bas, il me faut une Chichi, je file donc chez le concessionnaire, avec les doigts croisés au fond de mes poches. Je rajouterai ce soir ou demain un post-scriptum pour dire ce qu'il en est... Aïe aïe aïe !!!

PS 14 h : c'est tout bon !!!!!!!!!!

Ouf de ouf, j'ai tous les papiers, y compris l'assurance ! Cet après midi, le concessionnaire me pose la plaque, un petit porte-bagage et bien sûr ma ... prise USB. A 18 h, premiers tours de roues !

 Pour la suite, rien n'est simple, il y a une visite de maintenance à 500 bornes, je vais essayer de les faire demain et la visite samedi. Dimanche, tout devient possible. J'avais dit que j'avais des envies de sud, vers le Chili et l'Argentine, mais maintenant j'ai tendance à pencher pour le nord, en Equateur. Si ça se trouve, je vais aller en Bolivie !

Bises à tous.






mercredi 21 novembre 2012

En fait, j'aime écrire...

Samedi 17

Enfin, je vais mieux !

Après presqu'une semaine à avoir du mal à soulever mes godasses, à cracher mes poumons au bout de 300 m à pied et à ne quasiment pas dormir la nuit, je revis un peu.

Pour fêter ça, je vais changer provisoirement ma formule sur le blog. Quelques lignes tous les soirs (ça m'évitera la tentation d'aller tâter les bières de Lucho), et je posterai le tout d'ici quelques temps, par exemple quand je quitterai Huaraz, et tant pis si cela risque de faire un message fleuve. Mais je me rend compte que je me retrouve dans l'écriture. Cela vous convient ?

Bref, me voici parti ce matin vers mon premier temple, mais pas inca. Non, un truc de la civilisation Recuay des environs de l'an 600, donc bien avant l'hégémonie colonisatrice des Incas, un hangar à momies en quelque sorte...

Sept kilomètres de grimpette à travers de petits hameaux, dont une fois de plus vous ne verrez pas de photos. Toujours la même histoire, la photo est quelque chose de tellement intrusif, et perturbateur de l'instant présent.
Des cochons et moutons partout, des chiens affalés ou hargneux, des indiennes souvent "distantes", le "buenas tardes" jovial d'un petit vieux au détour d'un virage, des amoureux au bord du torrent, des petits détails et des parfums, et ces regards en soucoupes des gamins, la bouche bée, parce que des gringos grands échalas, il en passe, mais pas tant que ça, et puis quand même !
La balade a été fort sympathique ... jusqu'au sixième kilomètre, où j'ai cru que je n'irai jamais plus loin, plus de jambes, plus de souffle. Heureusement, à l'arrivée, juste avant que je me liquéfie sur le chemin, une fanfare dans un cimetière, ils font des drôles de trucs les indiens, m'a requinqué, et, à l'entrée du site, un mate de coca a fini de me remettre d'aplomb.


Bon, la visite des mausolées n'a fait que confirmer ce que je sais depuis belle lurette, les tas de cailloux ne me captivent pas plus que ça. Oui, d'accord, les charpentes avec des poutres en pierre sont assez étonnantes, et puis voilà !

 
Un angle de toit avec poutres en pierre,
un millénaire et demi de résistance aux séismes, pas mal !

Bref, je suis redescendu en collectivo.
Et c'est là, pour la première fois, que je me suis senti vraiment bien au Pérou.
Un tas de ferraille brinqueballant sur la mauvaise piste, quand il n'y a vraiment plus de places il y en a encore deux ou trois, un qui monte avec deux bouts de bois, l'autre avec un énorme sac au contenu indéterminé, celui-ci avec un monstre de tronçonneuse (c'est un ex-élagueur qui le dit) et ma voisine avec un ordi portable dernier cri, il n'y a rien à comprendre, c'est la vie, la musique andine ou latino à fond, la vierge en protection grâce aux photos sur tout le tableau de bord ou aux autocollants qui masquent les faiblesses de la carrosserie, on klaxonne en permanence, c'est dieu qui freine dans les virages, et ma foi s'il y a un vrai problème il reste Cristo antes todo !

Voilà, c'est ça que je suis venu chercher dans le coin, des paysages certes, mais surtout de petites tranches de vie des gens.

Mais pour la prochaine balade, je monte jusqu'où c'est possible ... en collectivo, et je redescend à pied !

Et je n'ai pas encore décidé si j'allais visiter le Machu Pichu...


Dimanche 18

Après un petit déjeuner copieux en compagnie de mon perroquet favori, j'ai pris la direction d'un des points de départ de collectivos pour aller courir la prétentaine du côté d'un tas de cailloux préinca quelconque.

Mais voilà que sur mon chemin je passe devant le stade, qui sans être aussi grand que le Vélodrome me semblait néanmoins bien moderne et de taille respectable. Et comme j'entendais quelques cris et autres trompes, j'ai acheté une place. Quatre matchs au programme, pour la modique somme de trois soles !


Il est sûr qu'à ce prix là il ne faut pas se poser la question de savoir dans quelle obscure division jouent les équipes. Mais j'ai trouvé l'idée sympa, faire courir des gars, plutôt bons dans l'ensemble à leur niveau, dans un vrai beau stade avec une vraie pelouse, certes pas tondue, plutôt que sur de mauvais terrains vagues de banlieue, puisque c'est la trêve pour l'équipe première. Et puis, malgré la petite paire de centaines de spectateurs perdus dans une arène de vingt mille places, l'ambiance était plutôt sympa, et j'ai bien rigolé avec ma voisine, une brave mère de famille, devant la maladresse de certains joueurs. Bon, un match et demi, c'était suffisant. En Argentine, j'essaierai d'aller voir un gros match, il paraît que là-bas, l'ambiance des stades relègue celle du Velodrome au niveau d'une cour de récréation d'école catholique.

C'était mon petit imprévu du jour...

Sinon, dans la catégorie des pakomenfrance, je suis passé dans un petit supermarché où étaient exposées en grand format à l'entrée les photos de ceux qui avait été pris à piquer dans le magasin. Classe !

Et dans la série des kazikomenfrance, j'avais bien remarqué qu'il y avait des mendiants, sûrement sdf, un peu partout dans la ville. Mais je n'avais pas fait gaffe avant aujourd'hui à leur nombre. Et des plus miséreux que les plus pauvres, c'est violent, un stade quasi animal. Il y a manifestement un problème dans les villes péruviennes, et le "progrès" matériel en laisse plus d'un au tapis. Mais on connaît bien aussi cette histoire, par chez nous...


Lundi 19

Aujourd'hui, virée en collectivo vers Caraz, à peut-être 70 bornes d'ici vers le nord. C'est toujours le même problème, les péruviens sont plutôt de petite taille (d'ailleurs il faudra que j'abuse en allant voir un concert), les places assises sont minuscules et j'en bave dans les minibus !

Caraz est une gentille et paisible bourgade, d'altitude moins élevée que Huaraz, réputée dans la région pour ses glaces, et c'est vrai qu'elles sont vraiment bonnes. J'ai dégusté la mienne sur la Plaza de Arma, qui est un plutôt kitsch d'ailleurs, sans réussir à reconnaître les parfums que j'avais choisis un peu au hasard, parce que le vendeur parlait vraiment vite et que je ne connais pas la moitié des fruits que l'on consomme au Pérou.


A propos de fruits, le marché de Caraz est vraiment énorme, deux ou trois fois les Puces de Marseille pour ceux qui connaissent, et s'y perdre c'est se noyer dans une profusion de parfums, odeurs, mauvaises odeurs, couleurs au milieu d'amoncellements de viandes, poissons, fruits, légumes, fleurs, épices, céréales qui permettent de manger juste en respirant. Une vraie expérience initiatique, les marchés péruviens !

L'autre chose qui m'a surpris à Caraz, ce sont les essaims de tricycles taxis dans toutes les rues et ruelles. J'ai demandé au chauffeur de celui qui m'a ramené à la station des collectivos qu'elle était la vitesse de pointe de la bête, et les 50 km/h annoncés sur le plat m'ont refroidi mon rêve de revenir un jour au Pérou pour un périple au guidon d'un de ces engins, où j'aurais installé un matelas et un réchaud...



Sinon, cela ne doit pas être évident de gagner sa vie à coup d'une demie sole (0,15 €) la course, même si la moitié des Péruviens donne l'impression de se faire véhiculer par l'autre moitié au volant ou guidon de tout ce qui peut rouler. Mais où vont donc tous ces gens ?

A ce propos, la circulation au Pérou est un véritable pakomenfrance. Il y a bien officiellement un code de la route, mais absolument tout le monde s'en contrefout, même si cela semble un peu moins grave qu'en République Dominicaine. Il faudra que je fasse vraiment gaffe sur la route, et que j'apprenne très vite à probablement me jeter en urgence sur la berne ou dans le fossé...

Mardi 20

Une petite journée sans, je n'ai pas trop eu envie de bouger.

Des occupations terre à terre, genre lessive, un ou deux mails pour les pièces de moto, un petit tour à la Plaza de Arma, une bière en terrasse, bref, on n'est pas obligé de faire de grandes choses tous les jours...

Et ce soir, réponse à l'un de mes mails. Le gars qui me fournit un réservoir d'essence amélioré sera à Lima vendredi. Comme il vient d'Amazonie, je ne discute pas le rendez-vous et vais donc reprendre le bus jeudi, mais cette fois-ci de jour, au moins je verrai du paysage...

Aller, je sens que cela va bouger, bientôt sur la route !



Mercredi 21

Finalement, je n'aurais pas fait grand-chose en presque quinze jours à Huaraz (mais rien ne m'empêche d'y revenir).
Aujourd'hui encore, c'est le côté pratique qui aura prédominé, entre ce message, acheter le billet de bus, réserver l'hôtel à Lima et ce genre de démarches.

Mais je suis trop content de retourner m'occuper de la Chichi !
Et la prochaine fois que je vous laisserai un message, j'espère que je serai vraiment sur la route...

Que tout se passe bien pour vous tous !

PS : en venant ici pour poster ce message, je suis passé devant une échoppe "Sex Burger". Je n'ai pas encore décidé où je dinais ce soir...




jeudi 15 novembre 2012

De l'air !!!

Hola les amis,

Ainsi donc j'ai quitté les beaux quartiers cosmopolites de Lima pour le Pérou plus profond, bien que ce soit un drôle de qualificatif pour une ville perchée à 3000 m. A ce propos, si je vous écris quelques bafouilles c'est pour vous donner des nouvelles, autant donc qu'elles soient justes, et je retire illico l'altitude annoncée dans mon message précédent.

Voyage un peu éprouvant, malgré la réservation d'une semi-couchette, qui m'a laissé dès potron minet les jambes cassées dans les rues désertes d'un Huaraz inconnu (Tiens, cela me rappelle un bon souvenir avec Jordan et nos 54 heures de bus pour aller en Moldavie roumaine !). Heureusement, j'avais une bonne adresse donnée par les proprios de l'hôtel de Lima, et j'ai pu m'écrouler de suite.


Un bon endroit d'ailleurs, à 25 soles la nuit, soit environ 7,50 euros. Et comme les restaus locaux sont du genre à 6 soles le menu, je peux sereinement attendre ici les papiers de la Chichi.

Huaraz se situe dans un site incroyable, environné de sommets tous plus beaux et plus hauts les uns que les autres, couverts de neiges éternelles, ils vont quand même chercher dans les 6700 m, c'est du sérieux, et la ville est un des grands centres de l'andinisme de l'Amérique du sud.





Je ne vous donnerai quasiment pas de photos de la ville. Mon téléphone est relativement discret, mais représente néanmoins deux ou trois mois de salaire de beaucoup de gens autour de moi, donc il reste le plus souvent dans ma poche, sans compter que certaines photos peuvent tourner au voyeurisme, et je ne vois pas non plus l'intérêt de prendre des gens en photo pour aller ensuite les exposer sur le net. Dommage d'ailleurs, il y a des scènes de rue étonnantes, où se mélangent modernisme et tradition. Oui, oui, les femmes indiennes ont bien, comme sur les dépliants touristiques, des jupes bouffantes multicolores avec des chapeaux incroyables, mais on en croise aussi certaines sortant de supermarchés le téléphone collé à l'oreille. Je vous laisse à vos propres réflexions sur le bien-fondé de l'évolution des choses, c'est un sujet inépuisable, mais on sent bien, en dehors des campagnes, que le Pérou est en train de vivre un plein boum qui bouleverse pas mal de choses.

Pour le reste, Huaraz est plutôt une ville sans grâce, reconstruite de façon purement fonctionnelle, avec des artères en damier, après avoir pris très très cher il y a une quarantaine d'années dans un des plus gros tremblements de terre de l'histoire du Pérou. Tout le monde ici vit avec ce traumatisme, qui est d'autant plus prégnant que les micro-séismes sont quasi quotidiens dans tout le pays. Mon café a eu une drôle de réaction dans sa tasse samedi dernier, et je n'ai pas fait le malin quand les vitrines du magasin en face ont commencé à se gondoler ! Les américains nous bassinent avec leur "big one" en Californie, peu s'inquiètent de Lima et ses plus de dix millions d'habitants où les risques sont tout aussi importants.




Je suis allé faire une grande ballade au dessus de Huaraz, une première pour moi, puisque j'ai marché à 3600 mètres. Ça fait rigoler les vrais randonneurs du coin qui se promènent vers les 5 ou 6000, mais chacun a ses petits défis persos. D'ailleurs, avant de partir, petit tour prévu entre 4 et 4500, on verra bien...




  Des falaises impressionnantes et peu rassurantes
dominant la ville





Une bouse...
en pierre



















Sinon, je me suis bien immergé dans la ville, où, particulièrement le week-end, c'est la fête un peu partout. Entre le "gros" son et les fanfares, il y a de quoi faire. Je tiens d'ailleurs à signaler que les fanfares locales valent largement les fanfares roumaines, et tant pis si cela en fâchent certains !

 Je n'ai pas osé m'approcher plus prêt de cette fanfare indienne
dont les musiciens se reposent sur le trottoir, mais j'étais un peu la bête curieuse.
Dommage, ils étaient excellents...

Et devinez quoi, j'ai rencontré les deux producteurs de bières artisanales locales. Etonnant, non ?
J'ai eu de la chance, cela a été possible parce que le proprio de l'hôtel de Lima était dans le coin ce week-end, lui-même passionné de bière et en passe lui aussi de lancer sa production, et c'est lui qui m'a piloté dans Huaraz. Ah la "Sierra andina" ou l'ambrée de Lucho délicatement parfumée à la coca ! Elles ont largement de quoi en remontrer aux meilleures productions belges ou anglaises.



D'un côté du bar, les cuves de la brasserie,
de l'autre, un groupe belgo-américano-péruvien...








Bon, tout n'est pas totalement idyllique non plus. Depuis deux jours ou trois, ce n'est pas la grande forme, ce qui explique d'ailleurs ma présence dans un "locutorio internet", alors que je devrais être en train de galoper dans les montagnes. Mais j'ai les jambes en coton et ai du mal à respirer. Ce ne sont pas des problèmes d'acclimatation à l'altitude, mais belle et bien une grosse crève, c'est parait il assez courant ici, entre un air très sec et l'altitude qui ont tendance à fragiliser un peu les bronches quand on n'est pas habitué.

En fait, j'ai besoin d'air, de l'air !!!

Je suis allé dans une pharmacie, et en passant la France devrait s'inspirer du système péruvien de distribution des médicaments, tout est distribué à l'unité, gélules, comprimés, pastilles... Allez voir dans votre boite à pharmacie le gâchis qu'on fait en achetant des boites entières, dont beaucoup finiront à la poubelle !

En attendant, je tourne un peu en rond en centre-ville, pas assez la forme pour aller crapahuter autour, même si demain j'espère avoir suffisamment d'énergie pour visiter les villages de la vallé en minibus.



Mais heureusement c'est cool,
je me suis fait un pote pour mes petits déjeuners...


C'est dans ces situations que je sais que la Chichi serait bien commode, parce que sans même péter la santé, il y a toujours moyen d'aller faire un petit tour en bécane. Ceci dit, ici aussi il y a des véhicules pas mal non plus,

Peut-être je vais faire un camping-car avec la Chichi, ce ne serait peut-être pas idiot alors que je vais entrer dans la saison des pluies. Saison qui commence déjà à se faire sentir, puisqu'à partir du milieu ou fin d'après midi il pleut quasiment tous les jours, alors qu'il fait le plus souvent beau et chaud le matin. Ben je roulerai par sauts de puce d'une demie journée !!!

Aller, pour finir un petit regalito pour les futurs cubains, en espérant qu'ils en voient d'aussi belles, et même si elles représentent les derniers symboles du capitalisme vraiment sauvage des 50's...



Hasta pronto, et soyez tous bien sages !




mercredi 7 novembre 2012

La voili la voilou !


Hola todos !

En préliminaire à toute autre considération, il risque d'y avoir une certaine baisse de qualité sur ce blog, car ici tous les claviers sont en QWERTY. J'ai trouvé le ¨é¨, les guillemets sont moyens, et il y a encore des trucs que je cherche. Je vais essayer de me relire au maximum...

Bref, peu importe, nous pouvons communiquer.

La nouvelle du moment est que je suis arrivé au Pérou !

La transition a été un peu dure, l'arrivée sur Lima est une mauvaise histoire après la République Dominicaine. Après la chaleur, des gens sympathiques, de la musique partout, Lima n'a rien d´une ville charmante. C'est monstrueusement grand, il fait le plus souvent gris, je suis arrivé de nuit dans une chambre un peu glauque, il y a un décalage thermique d'une bonne douzaine de degrés, les péruviens donnent a priori l'impression d'être assez sérieux au quotidien comparativement aux dominicains et il n'y a quasiment plus de musique, quelle tristesse !

La couleur du ciel n´est même pas truquée,
il parait que c'est comme ça une bonne partie de l'année,
mais la flotte avec les vagues, c'est le Pacifique !
(et je n'ai pas fait le clown en l´air, malgré l´envie).

Ma chambre, c'est la porte du milieu, un vrai bonheur !
Sur le toit de l´hôtel, dans une rue ultra bruyante... heureusement les proprios sont sympas.

Certes je suis dans le quartier chicos, Miraflores, et ici, c'est comme partout dans le monde, Mc Do, tout va bien, est bien présent, les gens galopent après le temps et le fric, les bagnoles klaxonnent, et à une ou deux exceptions de vocabulaire près, on pourrait se croire à Madrid ou Tegucigalpa. Ah si quand même, il y a des pancartes plutôt typiques du coin :


Apparemment, il y a des trucs à voir ou visiter, genre musées, églises ou autres quartiers coloniaux. Mais ce n'est pas trop ma tasse de café, les visites... Cet après-midi, je suis allé dans un mercado, fruits, légumes, nourritures diverses à profusion, petits restaus à 2 euros le menu, plus sympa qu'un tas de cailloux historiques. Mais bon, je vais en voir d'autres, des marchés.

Donc, résumé de mon arrivée, demain je pars !
J'ai réservé un bus de nuit, dommage pour le paysage mais je n'en ai pas trouvé d'autre, direction Huaraz, vers le nord, dans la Cordillère blanche, le côté suisse des choses, mais en plus haut. Rien que la ville est à 3700 m d´altitude. Cela me fait penser qu'il va falloir que j'achète de la coca (mais non, ce n'est pas ce que vous croyez) et de l'aspirine, au cas où. En passant, le Pérou est un peu affolant pour un voyageur, cette petite traversée en bus dure toute la nuit, et cela ne doit correspondre qu´à, je pose 1 et retiens 4, à peine le dixième de la distance du nord au sud du pays. Aller un peu partout va me prendre trois ans au moins. 
Tiens, une petite carte pour mieux se rendre compte :

 Huaraz, ce n'est que le deuxième point violet juste au nord de Lima. Fatche, c'est grand...

Il y en a probablement un ou deux qui suivent, et qui commencent à se dire au tout tréfond d'eux mêmes que je les ai baratinés, que je ne suis qu'un mytho absolument pas digne de confiance. Ben oui, j'ai clamé haut et fort que j'allai me balader en moto.
On se calme, tout va bien, la voili, la voilou, la Chichi que j'espère turbo !!!!

Je l'avais commandée depuis la France, et elle m'attendait chez le concessionnaire, des gens charmants au demeurant, et très pros en plus, j'ai eu du bol peut-être. C'est une deux et demi, je ne la voulais pas trop grosse, tout terrain parce que je veux aller vraiment partout, elle est noire parce que ... pas rouge, un peu haute parce que je suis grand, et le casque est compris dans le prix. A la toute première impression, j'ai su que ça allait le faire et je suis tout triste à l'idée de vivre sans elle pendant quinze jours ou trois semaines ! Mais voila, c'est le nombre de jours qu'il faut pour faire les papiers, je le savais déjà depuis un mois. Et cela laissera le temps de rajouter des trucs et des machins, genre porte-bagage, parebrise, protège-mains, prise USB (je ne me refuse rien !), modification de l'injection pour l'altitude plus un réservoir spécial grande capacité. Ambiance aventure...

Bon, j'abandonne l'écriture pour aujourd'hui, j'en ai marre, même si finalement j'ai presque trouvé tous les caractères. Mais qu'est ce que c'est lent : alt130 pour le é, alt133 pour le à, alt136 pour le ê, et ainsi de suite.

Hasta luego !