jeudi 15 novembre 2012

De l'air !!!

Hola les amis,

Ainsi donc j'ai quitté les beaux quartiers cosmopolites de Lima pour le Pérou plus profond, bien que ce soit un drôle de qualificatif pour une ville perchée à 3000 m. A ce propos, si je vous écris quelques bafouilles c'est pour vous donner des nouvelles, autant donc qu'elles soient justes, et je retire illico l'altitude annoncée dans mon message précédent.

Voyage un peu éprouvant, malgré la réservation d'une semi-couchette, qui m'a laissé dès potron minet les jambes cassées dans les rues désertes d'un Huaraz inconnu (Tiens, cela me rappelle un bon souvenir avec Jordan et nos 54 heures de bus pour aller en Moldavie roumaine !). Heureusement, j'avais une bonne adresse donnée par les proprios de l'hôtel de Lima, et j'ai pu m'écrouler de suite.


Un bon endroit d'ailleurs, à 25 soles la nuit, soit environ 7,50 euros. Et comme les restaus locaux sont du genre à 6 soles le menu, je peux sereinement attendre ici les papiers de la Chichi.

Huaraz se situe dans un site incroyable, environné de sommets tous plus beaux et plus hauts les uns que les autres, couverts de neiges éternelles, ils vont quand même chercher dans les 6700 m, c'est du sérieux, et la ville est un des grands centres de l'andinisme de l'Amérique du sud.





Je ne vous donnerai quasiment pas de photos de la ville. Mon téléphone est relativement discret, mais représente néanmoins deux ou trois mois de salaire de beaucoup de gens autour de moi, donc il reste le plus souvent dans ma poche, sans compter que certaines photos peuvent tourner au voyeurisme, et je ne vois pas non plus l'intérêt de prendre des gens en photo pour aller ensuite les exposer sur le net. Dommage d'ailleurs, il y a des scènes de rue étonnantes, où se mélangent modernisme et tradition. Oui, oui, les femmes indiennes ont bien, comme sur les dépliants touristiques, des jupes bouffantes multicolores avec des chapeaux incroyables, mais on en croise aussi certaines sortant de supermarchés le téléphone collé à l'oreille. Je vous laisse à vos propres réflexions sur le bien-fondé de l'évolution des choses, c'est un sujet inépuisable, mais on sent bien, en dehors des campagnes, que le Pérou est en train de vivre un plein boum qui bouleverse pas mal de choses.

Pour le reste, Huaraz est plutôt une ville sans grâce, reconstruite de façon purement fonctionnelle, avec des artères en damier, après avoir pris très très cher il y a une quarantaine d'années dans un des plus gros tremblements de terre de l'histoire du Pérou. Tout le monde ici vit avec ce traumatisme, qui est d'autant plus prégnant que les micro-séismes sont quasi quotidiens dans tout le pays. Mon café a eu une drôle de réaction dans sa tasse samedi dernier, et je n'ai pas fait le malin quand les vitrines du magasin en face ont commencé à se gondoler ! Les américains nous bassinent avec leur "big one" en Californie, peu s'inquiètent de Lima et ses plus de dix millions d'habitants où les risques sont tout aussi importants.




Je suis allé faire une grande ballade au dessus de Huaraz, une première pour moi, puisque j'ai marché à 3600 mètres. Ça fait rigoler les vrais randonneurs du coin qui se promènent vers les 5 ou 6000, mais chacun a ses petits défis persos. D'ailleurs, avant de partir, petit tour prévu entre 4 et 4500, on verra bien...




  Des falaises impressionnantes et peu rassurantes
dominant la ville





Une bouse...
en pierre



















Sinon, je me suis bien immergé dans la ville, où, particulièrement le week-end, c'est la fête un peu partout. Entre le "gros" son et les fanfares, il y a de quoi faire. Je tiens d'ailleurs à signaler que les fanfares locales valent largement les fanfares roumaines, et tant pis si cela en fâchent certains !

 Je n'ai pas osé m'approcher plus prêt de cette fanfare indienne
dont les musiciens se reposent sur le trottoir, mais j'étais un peu la bête curieuse.
Dommage, ils étaient excellents...

Et devinez quoi, j'ai rencontré les deux producteurs de bières artisanales locales. Etonnant, non ?
J'ai eu de la chance, cela a été possible parce que le proprio de l'hôtel de Lima était dans le coin ce week-end, lui-même passionné de bière et en passe lui aussi de lancer sa production, et c'est lui qui m'a piloté dans Huaraz. Ah la "Sierra andina" ou l'ambrée de Lucho délicatement parfumée à la coca ! Elles ont largement de quoi en remontrer aux meilleures productions belges ou anglaises.



D'un côté du bar, les cuves de la brasserie,
de l'autre, un groupe belgo-américano-péruvien...








Bon, tout n'est pas totalement idyllique non plus. Depuis deux jours ou trois, ce n'est pas la grande forme, ce qui explique d'ailleurs ma présence dans un "locutorio internet", alors que je devrais être en train de galoper dans les montagnes. Mais j'ai les jambes en coton et ai du mal à respirer. Ce ne sont pas des problèmes d'acclimatation à l'altitude, mais belle et bien une grosse crève, c'est parait il assez courant ici, entre un air très sec et l'altitude qui ont tendance à fragiliser un peu les bronches quand on n'est pas habitué.

En fait, j'ai besoin d'air, de l'air !!!

Je suis allé dans une pharmacie, et en passant la France devrait s'inspirer du système péruvien de distribution des médicaments, tout est distribué à l'unité, gélules, comprimés, pastilles... Allez voir dans votre boite à pharmacie le gâchis qu'on fait en achetant des boites entières, dont beaucoup finiront à la poubelle !

En attendant, je tourne un peu en rond en centre-ville, pas assez la forme pour aller crapahuter autour, même si demain j'espère avoir suffisamment d'énergie pour visiter les villages de la vallé en minibus.



Mais heureusement c'est cool,
je me suis fait un pote pour mes petits déjeuners...


C'est dans ces situations que je sais que la Chichi serait bien commode, parce que sans même péter la santé, il y a toujours moyen d'aller faire un petit tour en bécane. Ceci dit, ici aussi il y a des véhicules pas mal non plus,

Peut-être je vais faire un camping-car avec la Chichi, ce ne serait peut-être pas idiot alors que je vais entrer dans la saison des pluies. Saison qui commence déjà à se faire sentir, puisqu'à partir du milieu ou fin d'après midi il pleut quasiment tous les jours, alors qu'il fait le plus souvent beau et chaud le matin. Ben je roulerai par sauts de puce d'une demie journée !!!

Aller, pour finir un petit regalito pour les futurs cubains, en espérant qu'ils en voient d'aussi belles, et même si elles représentent les derniers symboles du capitalisme vraiment sauvage des 50's...



Hasta pronto, et soyez tous bien sages !




2 commentaires:

  1. Ca met super en joie de te lire, de voir tes superbes fotos !!! de lire les commentaires de tous, trop sympa, heureusement que tu l'as fait ce blog !!!! merci suremment a Nath qui a du mettre son petit push!
    il y aurait trop de choses a dire, en tout cas ton humour est très sympathique, "tes remarques critiques" très légères, tout de la finesse. tu sais que je t'ai suivi en pensée depuis....mais j'avais complètement oublié ton blog, c'est hier par hasard que c'est venu dans ma tête, j'ai vraiment une tête de folle ma parole!!!!
    bon vais essayer de pas etre aussi bavarde que toi lol, sinon je t'envoie un mail. bravo pour tout et comme on dit au Liban Mabrouk pour tes papiers. enormes besos et aussi a ceux qui liront ce commentaire... Vaness

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    1. Hola
      Cela me fait plaisir de t'entendre, chère tête de linotte !
      Alors, as tu choisi, Thailande ou Amsud ?
      Sinon, ça y est, j'ai repris mes cours de yoga on the road, que du bonheur !
      Bises

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