Je prends le temps ce matin de me fendre d'une petite bafouille, avant de me rendre chez Honda où j'espère pouv... on verra bien !
Mon retour de Huaraz vers Lima fut somptueux, j'ai bien fait de prendre un bus de jour pour rattraper mon aller de nuit. Une superbe et longue, très longue descente depuis les neiges éternelles, en passant par un col à 4100 m, jusqu'au désert de la côte pacifique...
Quelques photos seront plus explicites.
La suite a été plus décevante.
Première blague, les papiers de la moto n'étaient pas prêts ! Erreur entre mon nom et mes prénoms... A la décharge de l'administration, les péruviens ont tous deux ou trois prénoms et deux noms de familles, et moi un nom de famille en deux mots et trois prénoms, il y a juste eu un petit mélange. Aller hop, cinq jours ouvrables de rab ! En même temps, le délai annoncé depuis le début était de deux à trois semaines, nous n'en étions qu'à deux.
Ayant digéré l'affaire, je décide de m'occuper des accessoires et de l'assurance, et comme ma compréhension de l'espagnol est encore vraiment limite, je ne peux rien faire par téléphone et gère donc tout par taxi. Trois jours à courir dans cette ville vraiment immense, mais cela fait aussi partie de l'aventure. Par contre, le résultat des courses a été plutôt nul, le réservoir d'essence n'est finalement pas adaptable, impossible de trouver un pare-brise et il n'existe pas d'assurance internationale (allez expliquer avec les mains que vous voulez une assurance internationale au tiers plus le vol !!!), il va donc me falloir prendre un contrat à chaque frontière.
Tout n'a pas été négatif pour autant. D'abord parce que j'ai pris du plaisir à ces démarches, et aussi parce que j'ai meublé les temps morts en dessinant mes premières impressions sur le Pérou...
Et mardi, me disant que cela ne servait plus à rien de lutter dans le vide et de ronger mon frein (ah ah !), je suis parti faire mon touriste de base à Paracas, aux environs de Pisco, à deux ou trois cent kilomètres au sud de Lima.
Une ballade en bateau aux iles Ballestas, des centaines de milliers d'oiseaux, des pingouins, des lions de mer et ... des touristes, mais c'était supportable. Et surtout un tour dans la réserve de Paracas, à six dans un minibus sans suspension roulant à fond sur les pistes défoncées du désert, du grand n'importe quoi !
Mais quelle beauté, quel émerveillement ! J'ai toujours su que j'aimais le désert, et je sais déjà que je vais revenir dans cette réserve en moto, puisqu'on peut y entrer en solo.
Voila, si je veux retourner là-bas, il me faut une Chichi, je file donc chez le concessionnaire, avec les doigts croisés au fond de mes poches. Je rajouterai ce soir ou demain un post-scriptum pour dire ce qu'il en est... Aïe aïe aïe !!!
PS 14 h : c'est tout bon !!!!!!!!!!
Ouf de ouf, j'ai tous les papiers, y compris l'assurance ! Cet après midi, le concessionnaire me pose la plaque, un petit porte-bagage et bien sûr ma ... prise USB. A 18 h, premiers tours de roues !
Bises à tous.

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