jeudi 3 mai 2018

En week-end à Ostende !

Salut à tous !

L'automne est particulièrement agité, des orages, du vent, une tornade ayant dévasté tout un quartier, deux jours de pluie en continu, des températures vraiment fraiches, quelques inondations, zut alors, je n'ai pas traversé l'Atlantique pour avoir un climat breton.


Aujourd'hui, les températures remontent doucement, ouf !

Maria avait quatre jours libres pour le 1er mai, mais n'étant pas des motards jusqu'au-boutistes, nous sommes restés confinés les deux premiers jours à mater des séries, quelle tristesse. Bon, j'exagère, il y a des séries vraiment excellentes !

Et puis, lundi, le ciel s'est un peu calmé, nous avons filé vers la mer, pour changer un peu de la pampa (quoique) et des montagnes.

 


A 3 ou 400 km au sud de Buenos Aires, il y a tout un chapelet de stations balnéaires, à partir de San Clemente del Tuyú.
Pourquoi là, alors qu'en gros la côte atlantique entre la capitale et l'extrême sud n'est qu'une immense plage de 3000 km de long ?
Je n'ai pas vraiment trouvé la réponse, peut-être c'est tout simplement le début des eaux claires, à distance de l'estuaire du Rio de La Plata qui charrie les alluvions de l'Amazonie dans toute la baie de Samborombon (j'aime bien ce nom !), et ce n'est pas encore vraiment le sud, donc il ne caille pas.
 
Mais cette hypothèse n'est pas très évidente à vérifier, il a tellement plu ces derniers temps que même les "petits" fleuves du secteur sont marronnasses et le bleu océanique s'en trouve un peu perturbé.


Mais mon amour du monde marin m'a tout de même fait apprécié cette petite balade.
C'est comme en Bretagne, j'aime ces lieux en dehors de l'été, peu de monde, les plages sont quasi désertes, et de toutes les façons je ne vous apprends rien en vous disant que je ne suis pas un fanatique des journées entières à la plage, écrasé au soleil sur du sable brûlant !
Hors saison, c'est donc parfait, il règne une atmosphère un peu désuète dans tous ces villages ou petites villes fonctionnant au ralenti, y compris à Pinamar, la station un peu chic du coin.

Ceci dit, étant donnée l'immensité des plages, durant un ou deux jours pas trop chauds, une tente dans la dune à l'écart du monde, un bon bouquin, un petit feu le soir, ça doit pouvoir le faire ! Oui, à mon âge, j'ai encore des rêves de Robinson...


Ce week-end, il n'y avait quasiment que des pêcheurs au bord des vagues.
Autant j'ai quelques difficultés avec les chasseurs, j'ai une relative tendresse pour les pêcheurs, peut-être parce que eux en général ne tuent que ce qu'ils attrapent, ou peut-être aussi parce que c'était mon passe-temps favori quand j'étais gamin en Bretagne. Et tout voileux à un moment ou à un autre laisse filer une traine au cul du voilier, pour le cas où...


La passion de la pêche semble tellement forte ici que se rencontrent plusieurs jetées de pêche : une estacade le plus souvent en bois, sans doute construite par le club local des pêcheurs, un droit d'entrée modique, je trouve que ça a de la gueule.



Mais cela n'a pas ému Maria outre-mesure, le vent était vraiment frisquet et elle est restée déguisée en pingouin tout le temps...


Nous sommes allés jusqu'à Ostende, une petite station vraiment chicos à côté de Pinamar, mais
c'était juste un aller-retour express sur deux jours pour se gaver de belles images, et pour abréger les souffrances de Maria, nous avons comme toujours fini par rentrer à Buenos Aires, au bout, oui je sais la routine, d'une très longue ligne droite, à travers devinez quoi, la pampa ! Et dans ce secteur elle est particulièrement, comment dire, plate...

Les petits points noirs sont des vaches, et les arbres sont à facile dix bornes !
Et comment passons nous notre temps à Buenos Aires ?

Par curiosité, j'ai trainé un peu sur les pages motardes de la fesse du bouc. Il faut être un peu "désespéré" sans doute pour trainer sur ce site, mais j'ai une petite idée d'activité qui me trotte dans le ciboulot, et j'ai eu envie de me rendre compte un peu de l'ambiance.

Et de fil en aiguille, nous sommes sortis un dimanche matin rejoindre un groupe de "moteros" qui partaient en vadrouille pour la journée : ce fut une agréable surprise, des gens adorables et sympathiques, nous avons atterri dans un lieu un peu caché, un gars qui vit de l'artisanat du cuir, et organise des soirées, plutôt rock mais rien n'est parfait, dans un bar plus ou moins public. Comme quoi, même sur FB il peut arriver des choses sympas...


Et nous avons même fait pire !
Nous avons participé à une manif de motards pour râler contre une loi obligeant à porter un gilet fluo avec l'immatriculation de la bécane bien visible.

Moi qui n'ai jamais manifesté contre quoi que ce soit depuis quarante ans, revenu de tout pour aller nulle part, alors qu'il y a des luttes tant en Argentine qu'en France sans doute plus beaucoup urgentes, alors qu'ici il y a Macri comme là il y a Macron, je n'ai rien trouvé de plus intelligent à faire que d'aller dans ce truc bien "populo-corporatiste".

Au fait, pourquoi cette loi ? 
Ici, les voleurs, les pickpockets, les racketteurs sévissent souvent à deux sur une moto. Ils peuvent surgir à n'importe quel moment pour arracher un sac, braquer un passant ou même tirer une autre moto. Il y a quelques histoires bien glauques car beaucoup sont armés, et ce n'est pas que pour faire style. On les appelle les motochorros.
Pour lutter contre ce phénomène, le gouvernement provincial a donc pensé que le passager d'une moto devait porter un gilet avec l'immatriculation de la moto, montrant ainsi son honnêteté.
Il faut vraiment être bureaucrate ou politicard pour penser que les voleurs seraient stupides à ce point, et ils vont donc continuer leurs occupations, mais avec un gilet fluo aux normes, ils s'en foutent, ils travaillent le plus souvent avec des bécanes volées.

D'où la manif, un joli bordel à l'heure de pointe d'une fin de journée, 500 bécanes roulant en klaxonnant dans la capitale, et s'arrêtant à tous les carrefours. Maria était motivée à fond, en habituée des manifs en tous genres, il a fallu que je la sermonne pour qu'elle ne tire pas des pierres à la police. (Heu, je blague !).


 Voila, voila, il se passe bien des choses incroyables ici !
J'espère que le printemps est beau en France et que vous allez tous bien.
La bise.

PS : content Christophe, l'OM en finale ?



4 commentaires:

  1. Salut M'sieur
    Quelle belle vie tu as là... :-)

    RépondreSupprimer
  2. Ça me fait drôle: Ostende est une plage belge où j'allais quand j'étais môme..; Bises à vous deux. Pascal

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ben oui, c'est pour l'Ostende que nous connaissons que j'ai voulu pousser la ballade avec Maria jusque là, juste pour le fun ! Bises

      Supprimer
  3. Salut Alain! Ca doit être l'air de 68! Bon en Ardèche c'est pas encore la révolution, par contre les saints de glaces sont dans le coup, neige sur le Tanargue... Des bises tonio

    RépondreSupprimer

Et en plus vous pouvez me répondre !