jeudi 27 décembre 2018

Rien n'est sûr dans la vie, comme toujours


Bonjour les amis !

Vous souhaitez vous décoller la rétine de vos télévisions et portables qui vous occupent par ces temps de frimas français, voici enfin les dernières nouvelles d'Argentine que vous attendiez avec impatience, un peu de lecture, de la vraie littérature !





Bien, c'est la période de fêtes, j'imagine que vous l'avez remarqué. C'est une période un peu ambivalente pour moi, je suis toujours le cul entre deux chaises à cette époque, et n'ai toujours pas résolu ce petit problème malgré mon grand âge !

Noël est depuis un moment déjà une "fête" qui m'énerve : je sais, ça fait rêver les gosses, mais aussi les banquiers et les supermarchés !

Tiens, d'ailleurs, pour ceux qui ne mettraient pas les pieds, ou les mains, sur la fesse du bouc, j'avais partagé une petite vidéo qui se rapproche un peu de ce que je ressens, désolé pour ceux qui l'ont déjà vu :




Je ne suis pas devenu totalement sauvage pour autant, nous avons vécu une petite nuit de Noël bien sympa avec les fistons de Maria, mais bien sûr sans cadeaux !

Les rituels en Argentine sont bien différents de ce que nous connaissons en France.

Tout d'abord, il fait chaud, voire il commence à faire très chaud, mais les nuits sont agréables.

En général, les gens commencent la nuit plutôt en famille,et comme la plupart des français, se goinfrent de nourriture !

A minuit pile, c'est subitement du délire : dans les rues, les parcs, depuis les toits d'immeubles ou de maisons, sont tirés de multiples feux d'artifices, fusées, pétards de tous calibres, ça dure facilement une demie-heure. Rien d'officiel, pas de feux tirés par la ville, les amis se regroupent et s'achètent quelques fusées.

Une petite vidéo mal faite, juste pour un tout petit aperçu de l'ambiance : pas mal pour un petit feu "privé" !



Il parait que vu d'avion, c'est assez impressionnant : la ville est vraiment immense, et ce sont des milliers de feux d'artifice, petits ou grands, qui illuminent le ciel en même temps.

Ce moment un peu caliente passé, beaucoup de gens se retrouvent dans les rues, les parcs, les bars : le taux d'alcoolémie est assez élevé, on danse et chante un peu partout.

Rien à voir donc avec les soirées tout de même plus intimes françaises.

De notre côté, nous n'avons pas fait plus que ça les fous, même si nous n'avons rejoint nos pénates qu'au point du jour. Asado sur la terrasse, musique tranquille, et discussions sans fin...

Il n'y a personne, mais Sacha oeuvre déjà pour l'asado
Par contre, pour la nuit du nouvel an, tout se passe dans la rue.
Même si Buenos Aires est calme pour cette fin d'année (il se dit qu'un million et demi d'argentins sont partis dans le coin de Mar del Plata pour profiter des plages, ça doit être cool !), nous n'avons pas envie de trainer dans la capitale pour le début des vacances de Maria : nous allons essayer de trouver un petit bled sympa quelque part au fin fond de la pampa pour vivre cette nuit plus tranquillement...

Et pour la suite, c'est la grande inconnue !
Notre idée était de tracer vers le Chili, puis le Pérou dans le coin de Cusco, en revenant peut-être par la Bolivie.

Mais voila, il y a un gros sac d'embrouille à la douane, qui dure depuis neuf mois. Cette administration est un pur cauchemar, les gens qui y bossent ne sont que des "bips" et des "bips" !
Bref, pour le moment, la moto n'est toujours pas importée définitivement, et il est impossible comme résident permanent argentin de passer les frontières avec elle. La re puta madre !!!!

Je vais respirer profondément, et ce vendredi je retourne voir ces "bips" pour tenter de trouver une solution. Je ne comprends pas, ils ont un cadre de travail sympa, cela devrait les motiver !

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Au pire, même si officiellement nous n'avons pas le droit de rouler tant que le problème n'est pas résolu, nous allons trainer en Argentine : le pays est suffisamment vaste pour s'y perdre pendant cinq à six semaines. Et je trouverai bien quelques sottises à vous raconter.

Nous voici donc fin 2018, un an déjà que j'ai traversé l'océan.
La France ne me manque pas plus que ça, mais vous me manquez régulièrement !

Comme je ne sais pas ce qu'il va se passer dans une semaine, et parce que je ne pourrai pas tous vous contacter, je vous souhaite du fond du coeur le meilleur pour l'année à venir.
Et le premier qui dit "et surtout la santé" a perdu !

On peut penser que par bien des aspects le monde va mal, mais ce n'est pas vraiment nouveau, et ce n'est pas une raison pour que nous ne nous portions pas tous bien.

La bise à tous.

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