On n'a pas pu quitter Huaraz sans s'offrir une balade mardi à la laguna de Llanganuca, à une soixantaine de bornes au nord de Huaraz, version microbus touristique, mais cela s'est bien passé, j'ai survécu.
Encore un lieu magique comme on en trouve tant au Pérou ! Des photos, des photos !
Puis retour mercredi en bus de jour vers Lima, la deuxième fois pour moi, mais aucun signe de lassitude tant la route est belle !
Jeudi, journée pratique comme il y en a régulièrement en voyage, avec entre autres changement du pneu arrière de la chichi, pas vraiment durable la qualité brésilienne !


Et voila, après une derniére soirée coktails dans mon lieu préféré à Lima,
celà devait arriver, nous sommes finalement partis à deux vers le sud, pour un petit peu moins de trois semaines, l'idée générale étant de descendre tranquillement vers le Chili, où Maria pourra prendre un avion pour rentrer chez elle à Buenos Aires. A l'origine, je devais filer vers le sud et Maria vers l'Equateur...
La chichi est donc chargée comme une mule, et pour le moment, s'en sort très bien. Deux personnes, deux gros sacs, et pourtant sur la côte, elle maintient sa vitesse de pointe à plus de cent vingt, merci les moteurs Honda. Bon, d'accord, autant oublier tout de suite une balade dans la sierra, et pour le confort, c'est un peu minimum, donc obligation de réduire la longueur des étapes. Mais aujourd'hui je me suis amusé à suivre deux motards américains sur des six et demi, et ma foi la chichi n'a pas démérité...
| Face cachée d'un hostal... |
Après ce régal pour les yeux, la route a été beaucoup plus dure ensuite, avec notamment la traversée d'un long plateau désertique entre Ica et Nazca. Une ligne droite interminable, du soleil violent, un vent soutenu de trois-quart face, avec le poids accru de la bécane ce n'est pas évident pour les bras et les épaules, de bonnes vieilles rafales de sable dans la tronche (et aux alentours de 110 km/h, ça pique vraiment la peau !), des minis tornades de sable tourbillonnant parcourant le paysage heureusement superbe, m'ont mis sur les rotules au bout de deux cent bornes seulement, il était temps que j'arrive.
On s'est quand même offert (façon de parler, deux soles !) une grimpette dans le mirador des célèbres lignes et hiéroglyphes du désert, on n'y voit que deux dessins, mais ça n'en est pas moins étonnant, et la question de la technique utilisée pour façonner ces figures seulement visualisables à bonne hauteur alors que le paysage est à cet endroit totalement plat reste un mystère...
Samedi
Quelle étape aujourd'hui ! Quatre cent kilomètres de Panaméricaine, mais pour une fois quasiment sans poubelles, et en bordure du Pacifique. Du désert rocailleux, du roc rose, gris, jaune, du sable, les dunes les plus hautes du monde (2000 m tout de même !) mais impossibles à photographier en raison des brumes de chaleur, tout au plus deux ou trois vallées transversales verdoyantes, de très rares villages de pêcheurs et de ramasseurs d'algues perdus tous les cinquante kilomètres, un Pacifique de carte postale, chaque instant réservait sa surprise et cette étape rentrera dans les annales des plus belles routes de mon voyage ! Très peu de lignes droites, des virages et des virages, des épingles à cheveux, peu de circulation, surtout des camions, du pilotage comme j'aime, et une fois de plus la chichi fait son job avec efficacité, malgré son chargement.
Le tout nous a emmené à Camana, la carte signalait une plage, où nous rêvions d'un hostal peinard face à la mer pour un coucher de soleil et sa bière de fin d'étape. Mais que nenni, c'est une très grande plage, populaire, extrêmement fréquentée en ce samedi soir, reggaeton et techno à fond dans la centaine de guinguettes qui bordent le malecon, il y a même un concert prévu, merci la bière Cusqueña, et une partie Playboy, c'est dire ! Bouchon tout le long, klaxons à gogo, déjà de la viande saoule à six heures de l'après-midi, il est temps de se rabattre vers le centre, beaucoup plus tranquille, avec les familles prenant le frais sur la place centrale. Ben oui, vie de petits bourgeois. Mais que le ceviche était bon !
Dimanche
Deuxième essai à la plage, pour un petit déjeuner au soleil.
Il y en a déjà, ou encore, va savoir, à la bière, la nuit a été longue pour beaucoup sans doute.
Et première tentative de braquage des bagages sur la moto, pourtant à moins de cinq mètres de nous. La voiture blanche (sur la photo) nous occupe la tête avec quelques manoeuvres pendant qu'un gars coupe au couteau les sangles de bagage. C'est une voiture de flics qui nous a sauvé. Ils sont idiots, les voleurs, il est évident que les trucs importants ne sont pas dans le sac du dessus ! Enfin, si ça les amuse de piquer des chaussettes sales...
Il est temps d'aller voir ailleurs, sans regrets, de toute façon le café était dégueulasse, et moi, un mauvais café le matin, ça m'énerve !
Courte étape, pour arriver à Arequipa, deuxième cité du pays.
Encore une grande ville, mais avec un joli centre, de quoi survivre demain... L'idée est plutôt de se balader ensuite dans les environs, avec notamment, si la météo le permet, un viron dans le canyon de Cotahuasi, un des lieux qui m'a fait opter pour l'achat de la chichi, après visionnage d'une vidéo sur le net, où un motard s'était offert cette balade sur la même bécane. Bon, lui était tout seul, c'est une piste apparemment dure, à deux on verra bien...
Afficher Arequipa sur une carte plus grande














coooool !!!!! régalez vous , ca fait bien plaiz
RépondreSupprimersuperbes photos
biiz
au fait j'ai oublier de signer, vanou
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