mardi 19 février 2013

Du vert, ça fait du bien !

Jeudi 14

Me voici de nouveau en solo, ça fait drôle les conversations avec la chichi.
Je repars finalement vers Iquique, je vais finir par la connaître, cette route !
Toujours du vent, mais avec moins de poids ça passe mieux. Du soleil, fort. Et des mini tornades, qu'il vaut mieux éviter.


Pourquoi Iquique ? J'ai repéré une école de parapente, le stage de quinze jours est dans mes prix, et je prends un rendez-vous pour le lendemain en début d'aprèm.

Vendredi 15

Je passe la matinée au point d'envol des parapentes, la vue est superbe, ça doit être génial de voler ici.


Mais à treize heures, l'instructeur me pose un lapin. J'attends une bonne heure, c'est incompréhensible, on s'est vu le matin...

Je craque et reprends la route.
Dans quelle direction ?
J'ai un souci avec la Bolivie, où j'ai très envie d'aller. Mais la période semble un peu risquée. M'y rendre à partir du nord du Chili signifie que je me retrouve directement sur l'Altiplano, dans une région peu habitée qui doit bien faire la moitié de la France, sans ville à proximité et où tout le monde me dit qu'il y a peu d'endroits où trouver de l'essence, le tout en période de pluies. Ça me paraît casse-gueule...
Aller plus au sud du Chili ? Pourquoi pas, mais je commence à me lasser du désert.
Le plus simple pour le moment est donc d'aller en Argentine, par la route la plus directe, et je passerai éventuellement au retour par la Bolivie.
Je m'étais promis de ne jamais foutre les pieds à San Pedro de Atacama. Trop touristique, trop connu, trop gringo. Et comme je ne suis pas à une contradiction près, c'est par là que je vais passer !

Dans un premier temps, il me faut donc longer la côte au sud, comme on avait tenté de le faire avec Maria. Encore un trajet en partie connu, mais ça me plait.
Surprise au changement de province, il y a une douane, drôle d'organisation du pays. Quatre tampons tout de même sur les papiers de la chichi, bizarre, bizarre.

 

Quelques villages de pêcheurs, ramasseurs d'algues ou de guano plus loin,


je finis par arriver à Tocopilla. Petit port de chargement des mines environnantes, ambiance industrieuse avec cheminées d'usine. Mais le centre est plutôt sympa, et un restau et un hôtel tranquilles me font oublier le reste...


Samedi 16

Grand virage à gauche (ce n'est donc pas du Hollande), direction San Pedro de Atacama.
Il me faut d'abord emprunter une vallée minière, bien tristounette.


Puis j'enquille vers Calama, que Maria m'avait fortement recommandé d'éviter. Je comprends pourquoi, à la vue de la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert du monde. Assez impressionnant d'ailleurs, mais aucune raison de s'éterniser non plus dans cette ville qui ne vit que pour et par le cuivre.
Et j'attaque la montée vers San Pedro, toujours au milieu du désert le plus sec de la planète, le désert d'Atacama (0,8 mm de "précipitations" le siècle dernier, sauf erreur de ma part !). C'est tout simplement magnifique, tant le contraste est fort entre le sable nu et les montagnes enneigées au loin, vers le nord est, sous un ciel bien dégagé, sommets qui doivent correspondre en partie au sud Lipez en Bolivie, un coup à regretter de ne pas y être aller.




Bonne nouvelle, en approchant de San Pedro, je peux faire un crochet vers la vallée de la Luna, un des attraits du coin.


Mauvaise nouvelle, la seule piste d'accès est fermée par une barrière, je ne verrai que l'entrée de la vallée, pas le courage d'y marcher tant il fait chaud. Foutu monopole des agences d'excursions.


Bonne nouvelle, la chichi passe vraiment partout et je trouve un passage qui domine la vallée. Nananère !


 San Pedro est bien comme je le redoutais, un pueblo certes avec un certain cachet, tout de maisons en brique d'adobe et des ruelles bien poussiéreuses, mais totalement envahi de gringos qui friment en 4x4 ou en ... moto.
Je décide de camper pour changer. Bien m'en a pris ! Une demie heure après avoir planté ma guitoune, deux motards argentins débarquent, dont un avec la jumelle de la chichi.


Deux gars adorables, et après une soirée à se raconter des histoires de ... motards, on décide de faire un bout de route ensemble.

Dimanche 17

Grosse étape aujourd'hui, certes ce ne sont que 430 km, mais il n'y a pas le choix, il faut aller au bout, pas de bled entre San Pedro et Purmamarca en Argentine, une région assez sauvage en quelque sorte.
Surprise au départ, du moins pour moi, la douane chilienne est à la sortie du village, à 160 kilomètres de la frontière donc. L'idée m'amuse de parcourir cette distance sans statut officiel, sorti du Chili mais sans visa argentin.

Photo prise en conduisant sur les premiers km, ce n'est pas sérieux !
L'étape sera somptueuse, je me contenterai de photos, de peur de ne pas rendre justice à ces 200 bornes sur la puna, au delà des 4000 m. Trooop beau, même si physiquement ce n'est pas évident. Mais à trois motards, on s'entraide.


 Passage de frontière sans histoire du côté argentin, et premiers paysages de l'Argentine...



Puis, petit à petit, comme d'habitude depuis le Pérou et l'Équateur, on descend vers une vallée plus aride, sauf qu'on a changé de marque de cactus.


Un peu plus loin, on traverse un salar presqu'à sec. Chaleur et réverbération intense. Salinas Grandes que ça s'appelle de façon originale, un lieu superbe qui me passe le regret de ne pas être passer par le salar d'Uyuni, en Bolivie, le plus grand salar du monde.




La fin est une descente vertigineuse jusqu'à Purmamarca, incroyable de beauté avec des reliefs façonnés par les pluies, qui manifestement ne doivent pas être du crachin breton.







Toujours plus de plus dans les paysages donc, et je n'ai parcouru qu'un petit bout de ce continent grandiose.

Je lâche les potes à Purmamarca, ils continuent jusqu'à Salta, mais l'orage devant ne me tente pas. De toutes façons, je les retrouverai mercredi, ils m'ont invité à une petite fiesta. Quant à l'orage, il pétera finalement le soir, mieux que la télé depuis ma chambre d'hôtel !


Lundi 18

Purmamarca est plutôt joli comme petit village, mais une fois de plus trop touristique. Suis je devenu vraiment associal ?


Le temps est gris, mais je décide de rouler, pas envie de rester bloqué ici. Erreur. La grisaille se transforme en bonne pluie, et dès Jujuy, j'en ai déjà marre. Je me pose donc, ça me laissera le temps de m'occuper du blog, de la chichi, de la lessive et de ce genre de trucs. Si le soleil revient, il y a beaucoup de belles balades dans la région. Et le soleil, je peux l'attendre un peu, les prix sont plus doux qu'au Chili, et les gens me semblent plutôt sympas... Et en fin d'après-midi, un motard français arrive dans le même hôtel, on part papoter en ville dans un buibui quelconque, ça fait du bien de parler un peu dans sa langue natale.

Mardi 19

Le temps est toujours au gris, pas trop le courage de bouger, et il est plus intelligent de m'occuper de trouver une assurance pour la chichi, je décide de rester un jour de plus.

Et comme la grisaille ne veux pas s'en aller, pas de petite balade non plus, et me voici donc dans un cyber pour vous finaliser ce message. Cyber assez étonnant d'ailleurs, 90 machines connectées, je n'avais encore jamais vu si grand.

Mais quand même, la météo me contrarie un peu, je ne suis qu'à trois ou quatre cents kilomètres de Tolar Grande, mais ce n'est vraiment pas le genre d'endroit où on peut baguenauder par mauvais temps.
Et de plus, la campagne est devenue bien verte, et j'aimerai bien y faire un tour, après trois semaines et quelques de désert...

Suspens, suspens !

Et pour vous, tout baigne ?
Bises



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2 commentaires:

  1. Coucou p'pa,
    On recoit plus le ptit mail quand tu publie quelque chose. Je m'inquietais, mais non tous va bien je vois! Gros bisous et feliz viaje!
    Nath

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  2. Salut fiston,
    Je vais avoir un problème, en Argentine il n'y a pas beaucoup de cyber, et j'ai du mal à finir le message en cours.
    Je suis pour deux jours dans un hôtel avec wifi, près de Cordoba, demain je tente des skype. Et pour le blog, ce sera peut_être seulement à partir de ce weekend, je serai à Buenos Aires. Gros bisous.

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