jeudi 25 avril 2013

Les surprises finales...

Evidement je me suis offert un dernier coucher de soleil sur le Pacifique en retournant dans le plus beau bar du monde à Arica. Bon, pour les bières, il faut être un peu complice avec le patron, il n'a pas la licence...



Et j'ai fini ensuite par y entrer au Pérou ! Le tout en 40 mn au max pour les formalités à la frontière. Ils m'auront quand même bien balader, ces foutus douaniers péruviens !

La suite a été comme en pélerinage en fait, puisque j'ai remonté la côte par où je l'avais descendue avec Maria. C'est à la fois dommage et touchant, mais aussi commode car je connais les lieux et ne m'embête pas à chercher un hôtel.


Les riches dedans, les pauvres dehors !



Au loin, les montagnes enserrant Arequipa, sur fond de désert


Une étape à Camana, ben oui la plage où on avait essayé de nous piquer nos bagages sur la bécane, mais ce coup-ci je me suis offert un hôtel de "luxe". Depuis la Bolivie en fait, en bon papito père tranquille, et pour mes derniers kilomètres, je n'ai pas envie de tourner dans des hôtels trop bas de gamme. Et le couple franco-turque avec lequel j'ai passé la soirée était bien sympathique...



J'ai pu aussi passer de nouveau par la route de Camana à Nasca, le long du Pacifique. Elle est toujours aussi belle, pour moi la seule portion de la côte péruvienne qui vaut vraiment la peine. Le bon côté de ce même itinéraire pour le retour est que je découvre de nouveaux points de vues, c'est comme tourner la caméra de 180 degrés.






J'essaye de profiter au maximum des derniers tours de roues sur la chichi. Un petit diablotin au fond de mon crâne me sussure même de ne pas la vendre et de l'expédier en France. C'est que j'y ai pris goût, à cette mobylette ! Le même diablotin me suggère même de changer mon billet d'avion, et de prolonger encore l'aventure sur les routes. Ce n'est pas forcément facile d'être raisonnable...

Mais finalement je suis bien arrivé à Lima, sans me perdre pour cette fois, et avec la ferme intention de vendre la bécane.


Première belle surprise, Maria fait l'école buissonnière et me rejoint d'un coup d'avion pour partager cette dernière semaine au Pérou. Trop bien !

Deuxième surprise, je retrouve V... Alors qu'en France on ne trouvait pas le bon moment pour se rencontrer, c'est au Pérou que nous y arrivons ! Etonnant de discuter dans un mélange de français et d'espagnol. Je te souhaite de tout mon coeur un bon courage, belle amie, pour ce que tu dois vivre à ton retour en France.

Pour le reste, j'ai mis une annonce sur internet pour la vente de la chichi. J'ai été noyé sous les demandes, heureusement que je n'avais pas donné de téléphone. Beaucoup de mails farfelus, du style "Je t'offre tout de suite la moitié du prix, une bonne affaire pour toi !" ou encore "J'arrive de suite, c'est très urgent !", un peu comme si les gens se procuraient une autre vie, factice et fantasmée, par l'intermédiaire de mails auxquels, au fond d'eux-mêmes, ils savent qu'ils ne donneront pas suite.


J'ai fini par trouver le bon acheteur, un gars fort aimable et honnête. Mais jusqu'au bout, jusqu'au dernier jour, le Pérou me surprendra puisque mardi, à l'arrivée chez "el notario" pour la finalisation de la vente, j'apprends que je n'ai pas le droit de signer l'acte ! Curieux, je peux acheter sans formalités spéciales, mais pour vendre, c'est un peu plus compliqué, il me manque une autorisation spéciale de signer des contrats pour un touriste. Une course donc dans les méandres administratives péruviennes, mais non Monsieur, ce n'est pas ce bureau, c'est l'autre, à trente blocs d'ici ! Heureusement, Maria m'accompagne, cela va plus vite avec elle, ne serait-ce que pour demander notre chemin à moto dans la ville. Finalement, mercredi, un coup de tampon libérateur, un de plus sur mon passeport, et la moto change de mains.
Cela me fait sourire, en tant que touriste j'ai désormais le droit au Pérou de signer tout un tas de contrats, finalement c'est peut paraitre assez simple ici.

Fin d'une jolie aventure à deux roues.



Enfin petit coup de théâtre final, en voulant m'enregistrer sur internet sur l'avion de retour, je m'aperçois que le vol sur lequel j'avais réservé est carrément supprimé. Il nous a fallu de nouveau piquer un petit sprint dans le centre-ville (mais en taxi cette fois-ci !) pour tout remettre en ordre dans les bureaux de la compagnie aérienne, et je ne pars que demain vendredi.


Hier soir, Maria est retournée à Buenos Aires par un vol de nuit qui l'aura sûrement "préparée" à sa journée de cours, les minots vont sans doute bien s'amuser aujourd'hui ! Bonne nouvelle, elle vient en France pour un mois à la mi-juillet...


Quant à moi, j'ai donc une petite journée supplémentaire pour trainer à Lima, petite parenthèse de temps et de lieux, plus tout à fait ici, pas encore en Europe, et ça me permet de vous écrire ce message.
Voilà, une page se tourne, samedi j'atterris à Lyon pour une petite soirée chez la grande soeur (pas de poulet pour le dîner s'il te plait !), et dimanche Marseille ! Je suis déjà un peu mélancolique, mais en même temps très content de tous vous retrouver.

Mais le petit diablotin de l'autre jour continue de me chuchoter que d'autres voyages m'attendent. C'est une drogue dure, la bougeotte !






Afficher ultim sur une carte plus grande

1 commentaire:

  1. Je m'étais habitué à rêver en te suivant sur ton blog! Et ce retour en France? J'aime beaucoup la dernière photo du graf dans la rue…
    "Les oiseaux qui sont nés en cage pensent que voler est une maladie"!!!
    Belle photo de fin de voyage!
    A tout bientôt en France!

    Nath

    RépondreSupprimer

Et en plus vous pouvez me répondre !